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L’isolation du plafond

Le plancher est la paroi la plus soumise au bruit d’impact, un choc sur sa face supérieure suffit à engendrer une onde de vibration violente et entraine une transmission de bruit importante dans la pièce du dessous. C’est pour cette raison que les bruits de pas, de chutes d’objets ou de déplacements de meubles sont les plus stressants et constituent des sources de conflits entre voisins. Pour y remédier, trois solutions sont envisageables : revêtir le plancher, réaliser un faux plafond ou mettre en place une dalle flottante.

Pose d’un revêtement

Pour limiter la propagation des bruits d’impact, la solution la moins coûteuse, mais sûrement la moins efficace est de recouvrir le sol d’un revêtement à propriété résiliente.

Un matériau résilient, comme le latex, le liège, ou le néoprène, est un matériau plutôt souple qui reprend sa forme initiale après déformation. Grâce à cette souplesse, elle absorbe les ondes vibratoires et empêche leur propagation. La couche de matériau résilient doit avoir une épaisseur suffisante, car le moindre trou sur le plancher (exemple : marque de clou) suffit à réduire les efforts consentis à néant. Si le plancher et le revêtement sont parfaitement lisses, on peut se contenter de 3mm, par précaution on opte pour une couche de 5 à 7 mm.

Utilisés en couches plus épaisses (10 – 20 mm), certains matériaux absorbants de hautes densités telles que les laines minérales ou végétales, les mousses de bois et de papier, etc. peuvent remplacer les matériaux résilients.

Installation d’une dalle flottante

Avec un budget plus conséquent, la réalisation d’une chape est préférable pour obtenir de meilleurs résultats, on peut opter entre une chape coulée ou une chape sèche.

La chape coulée est constituée de béton armé et placée par-dessus une bande résiliente, elle-même posée sur le plancher. Avant de poser le revêtement de son choix, il est conseillé de rajouter une dernière couche de matériau résilient.

La chape sèche, en revanche, a l’avantage d’être plus légère et ne demande pas de temps de séchage puisqu’elle n’est constituée que d’un panneau rigide placé sur une couche résiliente.

Attention, une seule fuite peut réduire l’isolation acoustique de moitié, une désolidarisation de l’ensemble, même à la périphérie de la chape, est de ce fait indispensable. Une bande résiliente sera intercalée contre les murs et sur les contours des canalisations.

Cette technique empêche la transmission des ondes vibratoires produites sur la chape vers le support (plancher), mais également des vibrations en provenance de l’extérieur (exemple : passage d’un camion) vers la chape.

Mise en place d’un faux plafond

Si on ne peut pas intervenir à la source, c’est-à-dire par-dessus le plancher, la seule option envisageable est d’ajouter un faux plafond. Cette technique n’est pas aussi efficace qu’une intervention à la source puisqu’elle n’atténue que la transmission directe. Par contre, elle constitue une alternative contre les bruits aériens.

Le faux-plafond est réalisé avec des plaques de plâtres, de fibro-plâtres, ou composites (combinaison de plusieurs matériaux) sur lesquelles est placée une couche de matériau souple absorbant. Un vide est laissé entre le faux plafond et le plancher d’au-dessus. Plus la lame d’air qui y subsiste sera grande, meilleur sera le résultat.

Ce dispositif est mis en place grâce à des suspentes ou des fixations anti-vibratiles, les plaques ne doivent pas toucher le mur, il faut intercaler un bandeau souple à la périphérie des parois, mais également autour des conduites existantes.

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