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Ce qu’il faut savoir sur l’étanchéité à l’air

À l’heure actuelle où l’énergie fossile se fait rare et que les dépenses énergétiques se font coûteuses, les économies d’énergies et entre autres le recours à l’isolation thermique deviennent plus que nécessaire. La meilleure façon de réduire les consommations énergétiques est de concevoir des bâtiments dits de basse consommation (BBC). La conception d’une BBC digne de ce nom repose sur trois facteurs clés : une isolation thermique performante, une ventilation maîtrisée (VMC) et une parfaite étanchéité à l’air.

Nécessité d’une étanchéité à l’air

Une excellente étanchéité des parois est vitale pour une bâtisse. En effet, sans herméticité, ni l’isolation thermique, ni la ventilation ne sont réellement efficaces.

En ce qui concerne la ventilation, une mauvaise étanchéité entraine des courants d’air indésirables et incontrôlables qui troublent le système et change le sens des flux.

Pour ce qui est de l’isolation, il est évident que s’il y a fuite d’air, il y aura fuite de chaleur. De plus, la plupart des isolants ne sont pas hermétiques, certains laissent même l’air circuler librement et créent ainsi des courants de convections qui compromettent l’efficacité de l’isolation.

Réglementations et étanchéité à l’air

Il est primordial de viser la parfaite étanchéité dès la phase de conception. Conformément à la RT 2012, l’étanchéité à l’air est obligatoire dans les constructions neuves, la perméabilité à l’air ne doit dépasser un seuil limite: 0,6 m3/(h.m2) pour les maisons individuelles et 1 m3/(h.m2) pour les habitations collectives. Une mesure de performance par le test de Blowerdoor est alors exigée à la livraison du bâtiment afin de vérifier la conformité du résultat par rapport aux normes imposées.

En rénovation, l’étanchéité à l’air n’est pas une obligation, sauf pour les propriétaires qui souhaitent leur bâti certifié par un label.

Amélioration de l’étanchéité

Pour garantir une bonne étanchéité, il faut équiper les parois (murs, combles, planchers, etc.) de pare-vapeur et/ou de membrane d’étanchéité. La membrane d’étanchéité a pour rôle d’empêcher les infiltrations et les fuites d’air parasites au niveau des parois. À moins d’être une membrane hygrorégulante, elle ne peut se substituer à un pare-vapeur.

Le pare-vapeur limite et empêche la transmission et donc la stagnation des vapeurs d’eau dans les parois du bâtiment. Il est toujours placé du côté intérieur des parois, entre l’isolant et le revêtement final. Un pare-vapeur contribue, de manière indirecte, à l’étanchéité à l’air de la structure. En effet, elle protège cette dernière de l’humidité et donc des détériorations (exemple : fissure, etc.).

La mise en place d’un écran sous toiture est aussi nécessaire pour empêcher le vent de s’engouffrer à travers les éléments de toiture. Il s’agit d’une feuille souple disposée entre la charpente et le matériau de couverture.

Pour corriger les problèmes de fuites, il faut d’abord localiser leurs sources. Diverses techniques sont employées pour repérer les endroits problématiques : la thermographie, le test du brouillard, ainsi que le fameux test « Blowerdoor ». Une fois les fuites repérées, on entreprend les mesures adéquates. Selon le cas, on peut enduire les trous et les interstices de plâtre ou de joint souple ou en silicone.

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